A propos de l'histoire qui m'a menée jusqu'à vous


Je n’ai pas l’habitude de parler de moi, et encore moins sur les réseaux sociaux ou sur un site internet.

Pourtant, il me semble important que vous connaissiez un peu mon histoire pour comprendre pourquoi j’ai choisi d’accompagner les femmes sensibles ou hypersensibles qui traversent un burnout ou un épuisement profond.

Pendant 23 ans, j’ai exercé le métier d’ingénieure. J’ai eu la chance de travailler dans des entreprises où l’on m’a laissé une grande liberté d’action, où l’on m’a fait confiance et où j’ai pu mener des projets reconnus à l’échelle nationale. Pourtant, malgré ces réussites, j’avais beaucoup de mal à m’en reconnaître le mérite. Avec le recul, je comprends que le syndrome de l’imposteur était déjà bien présent.

En parallèle, ma vie personnelle était tout aussi remplie. Je me suis mariée, j’ai eu deux enfants, mais cela ne m’empêchait pas de me lancer sans cesse de nouveaux défis.

En bonne multipotentielle que je suis, je me suis retrouvée, parfois simultanément, chanteuse dans un orchestre dansant, actrice dans une troupe de théâtre, investie dans plusieurs associations, maire adjointe de ma commune, déléguée à la communauté de communes pour la création des sites internet des communes, tout en reprenant des études jusqu’à obtenir un Master 2 en management stratégique.

Bref, vous l’avez compris, j‘étais toujours en mouvement, toujours à apprendre, toujours à créer, toujours à aider, toujours avec le pied sur l’accélérateur et surtout, toujours à donner beaucoup aux autres.

Avec le recul, je réalise aussi que je savais très mal écouter mes propres limites. Je pensais que tenir bon, aller jusqu’au bout de mes engagements et continuer malgré la fatigue extrême étaient des qualités.

Jusqu’au jour où tout s’est arrêté. En 2012, mon environnement professionnel change profondément. Je perds cette liberté qui m’avait toujours permis de m’épanouir, un harcèlement moral s’installe progressivement et en 2014, tout s’écroule: Burnout.

J’écris volontairement ce mot en lettres capitales, parce qu’il marque un tournant dans cette histoire, tout comme il a marqué un tournant dans ma vie.

Derrière l’image d’une femme dynamique, investie et toujours souriante se cachait une personne qui ne savait plus comment avancer. Je ne vous dirai pas que cela a été facile, il m’a fallu plus de deux ans pour commencer à retrouver un peu d’équilibre. Je restais prisonnière du stress post-traumatique provoqué par le burnout et le harcèlement moral. La simple idée de retourner travailler me terrorisait.

Pour retrouver du sens, j’ai entrepris une formation afin de devenir formatrice en ateliers d’arts plastiques. L’art avait toujours occupé une place importante dans ma vie et j’y retrouvais une forme d’apaisement.

Mais je manquais encore de confiance en moi et les peurs financières étant très fortes, je suis retournée dans mon entreprise, à mon poste d’ingénieure.

J’ai tenu quelques années de plus  …   avant de rechuter: Deuxième burnout.

Avec le recul, je peux dire une chose que je n’aurais jamais imaginée à cette époque : ce deuxième burnout a probablement été le véritable point de départ de ma reconstruction. Il m’a révélée à moi-même.

Les émotions se bousculaient tellement en moi que je n’arrivais même plus à les identifier. Je pleurais beaucoup. Mon esprit repassait sans cesse les mêmes scènes, les mêmes souvenirs, les mêmes questions: Pourquoi en étais-je arrivée là ? Pourquoi avais-je rechuté ?

Mon côté ingénieure a alors repris le dessus. J’ai cherché à comprendre. J’ai compris que, derrière les causes visibles liées au travail, il existait aussi des mécanismes plus profonds comme mon perfectionnisme, mon hypersensibilité, mon incapacité à dire non, mon besoin de vouloir aider tout le monde, mon manque de confiance en moi, ma difficulté à m’écouter, ma tendance à vouloir honorer mes engagements coûte que coûte, même lorsque mon corps criait d’arrêter.

Et la liste pourrait encore être longue…

Alors, comme un malade qui cherche à comprendre sa maladie pour mieux la soigner, j’ai commencé à explorer la psychologie, les neurosciences, le cerveau prédictif, la théorie polyvagale, les croyances limitantes, les injonctions, la spiritualité, le burnout et ses mécanismes de rechute.

Mais surtout… j‘ai expérimenté, j‘ai testé, j‘ai remis en question certains de mes fonctionnements, j‘ai observé ce qui m’aidait réellement à avancer et petit à petit, je me suis remise en mouvement.

J’ai retrouvé une énergie plus stable et aujourd’hui, je peux dire que je me sens profondément différente, plus apaisée, j‘accepte davantage mes failles, j‘écoute mon corps, j‘accueille mes émotions, je ralentis lorsque c’est nécessaire, je mets plus de douceur dans ma vie et j’ai appris à faire de mon hypersensibilité une force plutôt qu’un poids.

J’ai également créé mon propre atelier d’arts plastiques. Parce que l’art avait été une véritable thérapie pour moi, je souhaitais offrir à d’autres un lieu de création où chacun puisse simplement souffler, créer et se reconnecter à lui-même.

Puis une autre évidence s’est imposée. Et si tout ce chemin n’avait pas été parcouru uniquement pour moi ?

Et si toutes ces recherches, toutes ces expérimentations et toutes ces prises de conscience pouvaient permettre à d’autres femmes de ne pas rester seules face à cette épreuve ?

Je me suis alors formée au coaching holistique auprès de l’École de Coaching Holistique (ECH), où j’ai obtenu ma certification en janvier 2025. Mais, au fond, ce n’est pas uniquement cette certification qui me donne envie de vous accompagner, c‘est tout le chemin parcouru avant elle.

J’ai ensuite créé AGIR POUR SOI, un programme d’accompagnement spécialement conçu pour les femmes hypersensibles en burnout.

Je l’ai construit à partir de mon expérience, de mes apprentissages, de mes valeurs et de tout ce qui m’a permis de me reconstruire durablement. Mon souhait n’est pas de vous proposer une méthode miracle, mon souhait est de vous faire gagner du temps, de vous éviter certaines impasses, de vous aider à comprendre ce qui vous arrive, de vous permettre de vous reconstruire en douceur, de retrouver vos repères et d’apprendre à vivre autrement, sans vous oublier.

Parce que je sais aujourd’hui qu’il est possible de retrouver un équilibre durable et parce que je crois profondément que personne ne devrait avoir à traverser ce chemin seule.

Nathalie Declémy


Formateur en Atelier d'Arts Plastiques

et

Coach Holistique